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Mondher ZenaidiSite officiel

Parcours

Une formation d’ingénieur et d’administrateur, une vie au service de l’État

Illustration : chemin de terre dans une oliveraie, menant à un édifice public classique à colonnes sur une colline.

En bref

  • 1950 — Né à Tunis.
  • 1973 · 1976 — Ingénieur de l’École centrale de Paris, puis diplômé de l’École nationale d’administration.
  • 1994–2011 — Ministre : Transport, Commerce, Tourisme, Santé publique.
  • 2010 — Président de la 63ᵉ Assemblée mondiale de la santé, à Genève.
  • 2025 — Plateforme « Wajibna », datée du 30 juin 2025.

Une formation d'ingénieur et d'administrateur

Mondher Zenaidi naît à Tunis le 24 octobre 1950. Il est le fils d’Abdelaziz Zenaidi, l’un des premiers ingénieurs de la Tunisie indépendante. Il fait ses études secondaires au Collège Sadiki, à Tunis, avant de poursuivre ses études supérieures en France.

En 1973, il obtient son diplôme d’ingénieur de l’École centrale de Paris. Il rejoint ensuite l’École nationale d’administration, à Paris, dont il sort diplômé en 1976. Cette double formation, technique et administrative, marque l’ensemble de son parcours.

Au service de l'administration et des entreprises publiques

De retour à Tunis en 1976, il devient chargé de mission au cabinet du ministre de l’Économie nationale. De 1978 à 1981, il est directeur général adjoint de l’Office national du tourisme tunisien, puis il dirige, de 1981 à 1983, le cabinet du ministre de l’Économie nationale.

En 1983, il prend la présidence-direction générale de l’Office du commerce de la Tunisie.

Parallèlement, il préside de 1986 à 1987 l’Espérance sportive de Tunis.

Du gouvernement au Parlement

En 1987, il entre au gouvernement comme secrétaire d’État auprès du ministre de l’Économie nationale, chargé de l’Industrie.

À partir de 1989, il représente la circonscription de Kasserine à la Chambre des députés. De 1991 à 1994, il est vice-président de la Chambre des députés.

Responsabilités ministérielles (1994–2011)

En 1994, il est nommé ministre du Transport, son premier portefeuille ministériel, qu’il conserve jusqu’en 1996. Il est ensuite ministre du Commerce de 1996 à 2001.

En 2001, il prend la tête du ministère du Tourisme, des Loisirs et de l’Artisanat. De 2002 à 2004, il dirige un ministère élargi réunissant le Tourisme, le Commerce et l’Artisanat. C’est à ce titre qu’il assiste, en octobre 2003 à Sousse, à la signature de l’accord de partenariat entre la Sotoparc et le Puy du Fou pour la création d’un parc de loisirs. Il se consacre ensuite au Commerce, puis, de 2005 à 2007, au Commerce et à l’Artisanat.

Le 3 septembre 2007, il est nommé ministre de la Santé publique, fonction qu’il exerce jusqu’en janvier 2011.

Une responsabilité internationale : l'Assemblée mondiale de la santé

En mai 2010, à Genève, il préside la 63ᵉ Assemblée mondiale de la santé, l’organe de décision de l’Organisation mondiale de la santé, qui réunit les États membres. À la clôture de la session, il souligne que les décisions prises par consensus doivent désormais « se traduire sur le terrain », ce qui exige « patience » et « persévérance » de la part des États et de leurs partenaires.

Après 2011

Après les événements de janvier 2011, il quitte la Tunisie en mars 2011 et s’établit à Paris. Il regagne Tunis le 14 septembre 2014.

Le 22 septembre 2014, il dépose une candidature indépendante à l’élection présidentielle de 2014. Dix ans plus tard, le 4 juillet 2024, il annonce sa candidature à l’élection présidentielle ; réintégré à deux reprises par le Tribunal administratif, il ne figure pas sur la liste définitive du scrutin du 6 octobre 2024.

Le devoir comme fil conducteur

L’idée de « devoir » traverse ses prises de parole publiques. En juin 2016, il appelle à former un « gouvernement du devoir national », chargé de traiter l’urgence plutôt que de différer les décisions. En février 2019, il indique publiquement mener des concertations avec des personnalités et des familles politiques de différentes sensibilités. Le 29 février 2024, il publie une déclaration appelant, au nom du « devoir national », à la responsabilité et au refus des divisions.

Le 7 février 2025, il lance le projet « Société du devoir », sous la devise « Wajibna – Notre devoir ». Le 31 août 2025, il rend publique la plateforme politique du projet de sauvetage et de réforme « Wajibna », un document de travail daté du 30 juin 2025, élaboré avec de nombreuses compétences nationales. Ce texte défend la redécouverte d’un « modèle tunisien » de gouvernance et de développement, refuse les solutions importées et fait de la souveraineté — territoriale, juridique, politique, financière et intellectuelle — un principe d’action.

Un parcours au service de l'État

De l’Office du commerce au ministère de la Santé publique, du Parlement à l’Assemblée mondiale de la santé, le parcours de Mondher Zenaidi s’est construit pour l’essentiel au sein de l’État et des institutions publiques. Ingénieur et administrateur de formation, il revendique une conception de l’action publique fondée sur la continuité de l’État, la compétence et le rassemblement des Tunisiennes et des Tunisiens.

Mondher Zenaidi est marié et père de deux enfants.

Les dates de cette biographie sont établies à partir de sources publiques (Organisation mondiale de la santé, presse tunisienne et internationale, encyclopédies). Plusieurs dates sont en cours de vérification sur pièces officielles.

Chronologie

Années 1950

  1. Naissance à Tunis

    Mondher Zenaidi naît à Tunis le 24 octobre 1950. Il est le fils d’Abdelaziz Zenaidi, l’un des premiers ingénieurs de la Tunisie indépendante.

    Sources : Wikipédia FR « Mondher Zenaidi » (s’ouvre dans un nouvel onglet)Wikipedia EN « Mondher Zenaidi » (s’ouvre dans un nouvel onglet)ويكيبيديا AR «المنذر الزنايدي» (s’ouvre dans un nouvel onglet)

Années 1970

  1. Ingénieur de l’École centrale de Paris

    Il obtient en 1973 son diplôme d’ingénieur de l’École centrale de Paris.

    Sources : OMS (s’ouvre dans un nouvel onglet)Wikipédia FR « Mondher Zenaidi » (s’ouvre dans un nouvel onglet)ويكيبيديا AR «المنذر الزنايدي» (s’ouvre dans un nouvel onglet)

  2. Chargé de mission, ministère de l’Économie nationale

    De retour à Tunis, il devient chargé de mission au cabinet du ministre de l’Économie nationale.

    Sources : Wikipédia FR « Mondher Zenaidi » (s’ouvre dans un nouvel onglet)ويكيبيديا AR «المنذر الزنايدي» (s’ouvre dans un nouvel onglet)Jeune Afrique, 2014-08-03

  3. École nationale d’administration

    Il est diplômé de l’École nationale d’administration, à Paris, en mars 1976.

    Sources : OMS (s’ouvre dans un nouvel onglet)Wikipédia FR « Mondher Zenaidi » (s’ouvre dans un nouvel onglet)ويكيبيديا AR «المنذر الزنايدي» (s’ouvre dans un nouvel onglet)

  4. –

Années 1980

  1. –

    Directeur du cabinet du ministre de l’Économie nationale

    De 1981 à 1983, il dirige le cabinet du ministre de l’Économie nationale.

    Sources : Wikipédia FR « Mondher Zenaidi » (s’ouvre dans un nouvel onglet)ويكيبيديا AR «المنذر الزنايدي» (s’ouvre dans un nouvel onglet)OMS (s’ouvre dans un nouvel onglet)

  2. Office du commerce de la Tunisie

    Président-directeur général de l’Office du commerce de la Tunisie à partir de 1983. Il y conduit des projets de coopération technique avec le Centre du commerce international de Genève.

    Sources : Wikipédia FR « Mondher Zenaidi » (s’ouvre dans un nouvel onglet)ويكيبيديا AR «المنذر الزنايدي» (s’ouvre dans un nouvel onglet)OMS (s’ouvre dans un nouvel onglet)

  3. –

  4. Secrétaire d’État chargé de l’Industrie

    En 1987, il entre au gouvernement comme secrétaire d’État auprès du ministre de l’Économie nationale, chargé de l’Industrie.

    Sources : ويكيبيديا AR «المنذر الزنايدي» (s’ouvre dans un nouvel onglet)Mounir Charfi, « Les ministres de Bourguiba », Tunis 1989, p. 242Wikipédia FR « Mondher Zenaidi » (s’ouvre dans un nouvel onglet)

  5. Député de Kasserine

    Il représente à partir de 1989 la circonscription de Kasserine à la Chambre des députés.

    Sources : Wikipédia FR « Mondher Zenaidi » (s’ouvre dans un nouvel onglet)Jeune Afrique, 2014-08-03ويكيبيديا AR «المنذر الزنايدي» (s’ouvre dans un nouvel onglet)

Années 1990

  1. –

  2. –

  3. –

Années 2000

  1. –

    Ministre du Tourisme, des Loisirs et de l’Artisanat

    Ministre du Tourisme, des Loisirs et de l’Artisanat de 2001 à 2002.

    Sources : Wikipédia FR « Mondher Zenaidi » (s’ouvre dans un nouvel onglet)ويكيبيديا AR «المنذر الزنايدي» (s’ouvre dans un nouvel onglet)OMS (s’ouvre dans un nouvel onglet)

  2. –

    Ministre du Tourisme, du Commerce et de l’Artisanat

    De 2002 à 2004, il dirige un ministère élargi réunissant le Tourisme, le Commerce et l’Artisanat.

    Sources : Wikipédia FR « Mondher Zenaidi » (s’ouvre dans un nouvel onglet)ويكيبيديا AR «المنذر الزنايدي» (s’ouvre dans un nouvel onglet)OMS (s’ouvre dans un nouvel onglet)

  3. –

  4. –

  5. –

    Ministre de la Santé publique

    Nommé ministre de la Santé publique le 3 septembre 2007, il exerce cette fonction jusqu’en janvier 2011.

    Sources : Wikipédia FR « Mondher Zenaidi » (s’ouvre dans un nouvel onglet)Wikipedia EN « Mondher Zenaidi » (s’ouvre dans un nouvel onglet)ويكيبيديا AR «المنذر الزنايدي» (s’ouvre dans un nouvel onglet)

Années 2010

  1. Président de l’Assemblée mondiale de la santé

    En mai 2010, à Genève, il préside la 63ᵉ Assemblée mondiale de la santé, l’organe de décision de l’Organisation mondiale de la santé.

    Sources : OMS (s’ouvre dans un nouvel onglet)Wikipédia FR « Mondher Zenaidi » (s’ouvre dans un nouvel onglet)Wikipedia EN « Mondher Zenaidi » (s’ouvre dans un nouvel onglet)

  2. Retour en Tunisie

    Le 14 septembre 2014, il regagne Tunis, où il est accueilli à l’aéroport de Tunis-Carthage.

    Sources : Business News, 2014-09-09 (s’ouvre dans un nouvel onglet)Afrique Asie, 2014-09 (s’ouvre dans un nouvel onglet)AllAfrica, 2014-09-15 (s’ouvre dans un nouvel onglet)

  3. Présidentielle de 2014

    Le 22 septembre 2014, il dépose une candidature indépendante à l’élection présidentielle de 2014.

    Sources : Business News, 2014-09-22 (s’ouvre dans un nouvel onglet)Leaders, 2014-09-30 (s’ouvre dans un nouvel onglet)Wikipédia FR « Mondher Zenaidi » (s’ouvre dans un nouvel onglet)

  4. Appel à un « gouvernement du devoir national »

    En juin 2016, il appelle à former un « gouvernement du devoir national », chargé de traiter l’urgence plutôt que de différer les décisions.

    Sources : Kapitalis (Anbaa Tounes), 2016-06-05 (s’ouvre dans un nouvel onglet)Akher Khabar Online, 2016 (s’ouvre dans un nouvel onglet)

Années 2020

  1. Déclaration à l’opinion publique

    Le 29 février 2024, il publie une déclaration appelant, au nom du « devoir national », à la responsabilité et au refus des divisions.

    Sources : Boutheina Magazine, 2024-02-29 (s’ouvre dans un nouvel onglet)Kapitalis + Assabah News, 2024-02-29

  2. –

    Présidentielle de 2024

    Il annonce le 4 juillet 2024 sa candidature à l’élection présidentielle. Réintégré à deux reprises par le Tribunal administratif, il ne figure pas sur la liste définitive du scrutin du 6 octobre 2024.

    Sources : Gnet, 2024-07-04 (s’ouvre dans un nouvel onglet)Kapitalis, 2024-07-04 (s’ouvre dans un nouvel onglet)Jeune Afrique, 2024-08-29 (s’ouvre dans un nouvel onglet)

  3. Lancement de « Wajibna – Société du devoir »

    Le 7 février 2025, il lance le projet « Société du devoir », sous la devise « Wajibna – Notre devoir ».

    Sources : Kapitalis, 2025-02-07 (s’ouvre dans un nouvel onglet)Business News, 2025-02-07 (s’ouvre dans un nouvel onglet)

  4. Plateforme « Wajibna »

    Le 31 août 2025, il rend publique la plateforme politique du projet de sauvetage et de réforme « Wajibna », un document de travail daté du 30 juin 2025.

    Sources : Kashf Media, 2025-08-31 (s’ouvre dans un nouvel onglet)L'Économiste Maghrébin, 2025-09-01 (s’ouvre dans un nouvel onglet)Plateforme « Wajibna », document PDF du 30 juin 2025